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BEN AZIZA BOUKEF RIM

La responsabilité du transporteur maritime de marchandise en droit tunisien
 

Introduction
Résumé
Bibliographie
Sommaire.
 

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Introduction
La Tunisie est africaine, mais elle s'ouvre largement sur le bassin méditerranéen qui a été depuis les temps les plus immémoriaux, l'une des plus grandes voies de navigation et l'un des creusets de civilisation qui a le plus marqué de son empreinte l'histoire du monde. La Tunisie est en plein centre de cette voie de navigation avec ses côtes de 1400 km, ses baies abritées au débouché des routes terrestres du Maghreb, ses îles, son fret exportable, et par dessus tout, sa position centrale en Méditerranée devaient lui permettre de porter son destin sur la mer en toute confiance.

Ces considérations expliquent que l'histoire de la Tunisie a toujours été liée à la mer, ce qui a permis de tout temps un transfert important de cultures et de technologies entre les divers grands peuples de ce bassin :

Égyptiens, Phéniciens, Romains, Grecs, Arabes, Européens contemporains. En effet, les Phéniciens, peuple de navigateurs et de marchands qui, en 814 Av. J.C, fondèrent Carthage, puis créèrent des comptoirs de commerce qui furent les bases pour des grandes cités. Plus tard, c'est la lutte pour la suprématie maritime qui fera éclater les guerres puniques entre Carthage, devenue riche et prospère, et Rome encore puissante. Il en résultera la chute de Carthage et son occupation par les Romains.

Avec les conquêtes musulmanes et notamment celle de « Hassen Ibn Noôman »  qui fût l'un des conquérants  installa à Tunis un arsenal militaire  et maritime qui veillait à assurer la souveraineté sur les côtes Tunisiennes de la Méditerranée.

Avec l'éviction des Aghlabites par les Fatimides, ceux-ci se lancèrent à la conquête du monde méditerranéen en partant de Mahdia qui fût construite par eux en 921 Ap. J.C et qui détrôna Kairouan non seulement parce qu'elle échappait au sceau sunnite, mais aussi en raison de sa situation côtière importante et sa puissante flotte qui a permis de tenter des expéditions le long  des  côtes  Italiennes, en Sardaigne, en Corse, les Baléares, la Sicile et les îles de malte...

En occupant   la Tunisie le 12 mai 1881, la France s'était souciée de faciliter le commerce International  et  l'activité du transport  maritime aux colons français.
Ce souci  s'est manifesté par la création des ports, le développement de l'activité portuaire et la reconnaissance au profit des Français d'un monopole de pavillon pour les transports entre les ports Tunisiens et les ports Français.
Ainsi retracée, l'évolution de l'histoire de la Tunisie est marquée par l'importance de l'activité maritime dans la vie du pays depuis les temps les plus éloignés jusqu'à nos jours cette activité ne peut pas manquer de laisser ses empreintes sur les instruments juridiques utilisés dans les transports maritimes, d'autant que les opérations de transport sont assez souvent source de dommages quant aux marchandises transportées et par conséquent un régime juridique de responsabilité lui est applicable, c'est à ce sujet qu'on va s'intéresser « La responsabilité du transporteur maritime de marchandises en Droit Tunisien » ce sujet qui a connu en droit une nette évolution en faveur de ce dernier.

Pour expliquer cette évolution, la nécessité de la retracer serait évidente, pour ensuite examiner en une 1ère partie « Le principe de la responsabilité du transporteur maritime de marchandises » et en 2ème partie « l'étendue du principe de la responsabilité du transporteur maritime de marchandises».

I/ LE DROIT MARITIME TUNISIEN SOUS LE PROTECTORAT :

Le protectorat fut à l'origine de l'instauration en Tunisie de l'ordre juridique Français qui va donc coexister avec l'ordre juridique Tunisien, il y a donc lieu de voir comment s'est établie cette dualité de deux justices différentes dans un même pays :

1) L'ordre juridique Français :

Avec l'instauration du protectorat en Tunisie, la Grande Bretagne, l'Allemagne, la Russie, la Suède, l'Italie... ont dû renoncer successivement en 1883 et 1884 à l'exercice de la juridiction de leurs tribunaux consulaires en Tunisie.

En effet, la loi Française du 27 mars 1883 a institué en Tunisie un Tribunal de première instance et des juges de paix. Ces tribunaux devaient connaître  toutes les affaires commerciales dans lesquelles étaient impliqués des Français ou des « protégés Français ». Au terme du décret Beylical du 31 Juillet 1884, ces tribunaux connaissaient toutes les affaires dans lesquelles des Européens seraient en cause. Ils devaient appliquer en Tunisie, la loi française dans les mêmes conditions d'application que sur le territoire de la France continentale.
Les appels interjetés contre les jugements du tribunal de première  instance étaient présentés devant  la cour d'appel d'Alger et les pourvois en cassation devant la cour de cassation Française.

2) L'ordre juridique Tunisien

Sous le Protectorat, l'application de l'ordre Islamique fut conservée, mais un effort d'amélioration de l'administration de la justice fut entrepris pour pallier les lourdeurs de l'ancien système. C'est ainsi que le décret Beylical de 18 Mars 1896 créa les tribunaux régionaux de première instance et institua l'appel et même la cassation.

Les dispositions du code des obligations et des contrats (1906) en matière de transport maritime, nous montrent à quel point cette allégation peut être considérée comme juste     (section I). Mais avec le temps les Français vont imposer leur conception du droit commercial. C'est ainsi que fut mise en application en Tunisie la loi française du 2 avril 1936 par le Décret Beylical du 16 avril 1942 (Section II).

SECTION I : LE CODE DES OBLIGATIONS ET DES CONTRATS DE 1906

Ce texte homogène et harmonieux qui peut égaler avec les meilleurs textes de droit moderne, soumet le contrat des transports maritimes aux mêmes règles que celles, applicables au droit des transports terrestres. Aussi le code de obligations et des contrats de 1906, définit le contrat de transport comme étant  « le contrat par lequel une personne se charge d'accomplir à titre habituel ou non, le transport » (art. 888 et 890). Dans ce genre de contrat, le transporteur répond de la perte et des avaries des objets qui lui sont confiés (art. 903).

Ces règles sont d'ordre public (art. 563). Ces règles ne semblent pas exclure l'application du principe de la liberté contractuelle, (article 242 du coc) mais dans les limites autorisées par la loi car les conventions doivent être « valablement formées, et doivent être exécutées de « Bonne Foi » et conformément aux usages, à l'équité et aux suites attendues de la personne obligée d'après la nature du contrat » Art 155 coc.

Les rédacteurs du code des obligations et des contrats ont maintenu une position stricte et hostile à tout ce qui concernait les clauses d'exonération de responsabilité basée sur la réalisation d'un aléa ou d'un risque. C'est toujours la règle d'équilibre entre les prestations dans un contrat, qui prédomine. Or, l'aléa déséquilibre l'harmonie contractuelle parce qu'il favorise une des parties au cas où le risque se réaliserait. En effet, la personne chargée de l'obligation de transport, ne saurait profiter d'une rétribution et en même temps stipuler qu'elle ne serait pas responsable des dommages qui résultent de la non exécution ou de l'exécution partielle de son obligation : « Celui qui a les avantages doit avoir les charges et les risques » (art 554).
C'est  là l'expression heureuse d'une règle d'ordre public qui interdit le gain injustifié (cas de l'usure par exemple) ou mal justifié. La prohibition du contrat aléatoire en droit musulman est fondée sur l'immoralité du gain que ne justifie pas le travail.

Quand à la doctrine occidentale et notamment la doctrine Française de l'époque elle a influencé la rédaction de ce code.
Les thèses françaises qui ont pu influencer la solution adoptée par le code des obligations et des contrats découleraient d'une certaine interprétation du régime légal du code de commerce français et de l'interdiction des clauses d'exonération de responsabilité proclamée par une partie de la doctrine.

Selon ces thèses, le transporteur est responsable des dommages survenus à la marchandise ou à la faute du chargeur. Dans ce système les clauses d'exonération de responsabilité sont considérées comme contraires à l'ordre public. Cette manière de voir, a été très vigoureusement soutenue par Desjardin, cet auteurs répondait notamment aux objections qui consistaient  à dire que la liberté de contracter une assurance permettait de se garantir contre les dommages que pourrait entraîner une clause d'exonération de responsabilité.

C'est ce genre de doctrine Française de l'époque qui a certainement influencé la rédaction de ce code  alors même que cette doctrine était partagée pour ne pas dire contestée par les adeptes de la doctrine autonomiste.

SECTION II : LE DECRET BEYLICAL DU 16 AVRIL 1942

C'est une réplique exacte de la loi Française du 2 Avril 1936 qui a instauré quelques principes de responsabilité.
En effet les articles 5 et 9 du décret du 16 Avril 1942 interdisent les clauses qui limitent ou suppriment la responsabilité du transporteur de marchandises. Les règles d'ordre public établies par ce décret sont considérées comme un minimum de protection accordée au chargeur et au destinataire  de la marchandise. Ce principe reçoit néanmoins quelques exceptions, dont le transport des animaux vivants qui est exclu du champ d'application du décret.

D'après le décret de 1942, le transporteur est responsable de plein droit des accidents survenus au cours du transport depuis leur prise en charge de sous palan du navire au port de départ, à sous palan au port de déchargement.
Cependant il peut prouver que les dommages proviennent d'une des clauses d'exonération énumérées par l'article 4 (cas exceptés), ce qui le soustrait alors du payement des dommages et intérêts.
Par ailleurs, si sa responsabilité  est retenue, le transporteur ne sera redevable des indemnités qu'a concurrence d'une limite légale de responsabilité qui est égale à 8000 francs par colis ou unité, sauf si le chargeur a fait une déclaration de valeur avant l'embarquement des marchandises.
Le décret  de 1942 ne s'est pas prononcé à propos de la suppression de la limitation de la responsabilité du transporteur en cas de faute lourde ou de son dol.

Quant  à la procédure d'engagement de l'action en responsabilité : l'article 8 du décret exige que des réserves écrites sur l'état de la marchandise doivent être adressées immédiatement au transporteur si le dommage est apparent. La réception des marchandises sans protestation n'entraîne pas déchéance du droit d'action mais présomption d'un état conforme à celui décrit par le connaissement. Si au contraire, la perte ou le dommage n'est pas apparent, le chargeur aura 3  jours pour protester. Les jours fériés ne comptent pas dans le calcul de ce délai.

Par ailleurs, l'action en responsabilité est prescrite par un délai d'un an  qui court à partir de la livraison effective de la marchandise ou en cas de perte totale, au jour prévu de la livraison.

II/ LE DROIT DES TRANSPORTS MARITIMES DEPUIS L'INDEPENDANCE

Avec l'indépendance, un ordre juridique autonome s'est instauré en Tunisie par étapes et la Tunisie a commencé à faire un projet de code de commerce maritime depuis 1957 mais le code a été promulgué en 1962. Ceci dénote bien l'hésitation des autorités tunisiennes à adopter un droit maritime directement copié sur les institutions Françaises.

Effectivement le projet de base du code de commerce maritime tunisien est l'avant - projet de la commission de réforme du code de commerce Français de 1955 qui a été repris par une commission tunisienne constituée au début  de l'année 1956 pour rédiger un code maritime. Mais, l'hésitation du législateur tunisien à adopter le code de commerce était justifiée car jusqu'à 1976 le transport de fret était inférieur à 6% du total des marchandises importées ou exportées par la Tunisie alors qu'on voulait admettre un droit large au transporteur c'est pour cette raison aussi que la Tunisie voulait encourager des capitaux et des techniciens Français à la création d'une flotte Tunisienne qui a fait  l'objet d'une convention internationale du 28 décembre 1955 qui a été immédiatement entrée en vigueur.

D'après cette  convention, seuls les navires tunisiens et français pouvaient assurer un trafic entre la France et la Tunisie, par ailleurs le gouvernement français a coopéré à la création de filiales Tunisienne. Cet engagement n'a pas été suivi de réalisations pratiques. Les armateurs français et notamment marseillais avaient obtenu un monopole sur les lignes Tunisie- France et aucune raison ne les incitait plus à avoir des filiales à participation Tunisienne.
Le code de commerce maritime sera finalement adopté en 1962 en vue « de mettre la compagnie Tunisienne de navigation dans une position d'égalité par rapport aux navires des autres pavillons »(1).

La compagnie Tunisienne de navigation, à laquelle l'Etat tunisien est autorisé à participer, a été crée par la loi du 16 Mars 1959. Elle démarra ses activités avec 9 navires affrétés dont 6 navires français et un navire acheté d'occasion en France. Néanmoins, la capacité de transport de la flotte Tunisienne représentera jusqu'à 1976 moins de 6 % du volume des échanges de la Tunisie avec l'extérieur. Ne valait-il pas mieux adopter un droit  et une politique plus favorable aux chargeurs Tunisiens ?
On peut dire que la Tunisie a été obligée d'adopter le code de commerce maritime. Elle était obligée de se mettre au diapason des institutions juridiques qu'impose un commerce international en perpétuel développement, dans l'espoir que ce développement commercial lui profite à elle aussi.
C'est pour cette raison qu'il convient d'aborder dans une première partie : « Le principe de responsabilité du transporteur maritime de marchandises »

Résumé
The responsibility of the maritime merchandise transporter evolved substantially over the years to his advantage. From the three exoneration causes of the Code of obligations and from contracts, we've evolved, in a first stage, to seven causes in the beylical decree of April 16 1942 and to 10 causes in a later stage in the Code of Maritime Commerce of April 24 1962.

In order to explain this evolution, the people who drafted the Code of Maritime Commerce always stressed the importance of aligning the intern law with the international law.

For this reason, Tunisia has adhered to the Hambourg Convention of March 31 1978, a convention governing the maritime merchandise transport worldwide.

The Hambourg convention has added new aspects to previous texts governing the maritime  merchandise transport, but it did not change things radically. The Hambourg Convention did not switch back to common law when addressing the issue of responsability in maritime transport, which grants exoneration in the case of an unforeseeable circumstance. In fact, the Hambourg convention states (in article 5) that the transporter should prove that « he undertook all reasonable measures in order to avoid an unfortunate event and its consequences ».

Furthermore, the Hambourg Convention did not adopt the concept of « a whole damage reparation ». It adopted the concept of « Limited reparation », despite the fact that it was widely expected that developing countries would have been successful in imposing the concept of « full and total reparation ». Nevertheless, the lump sum amounts of money retained by the convention are important and could be revised.

In this regard, the Code of Commerce should also be modified, mainly when dealing with the validity of certain clauses limiting the responsability of a maritime merchandise transporter. The legislator mitigates this validity by imposing important amounts of money for reparation. The code of commerce proposes a satisfactory solution for the principle of responsibility and the strict exoneration clauses needed in order to discharge the transporter.

Bibliographie

I  OUVRAGES GENERAUX :

 -G.H  BOUSQUET :
Le droit  musulman, Librairie Armand Collin, Paris, 1963.
 - H.BATIFFOL et P. LAGARDE :
- Droit international privé, T.I,L.G.D.J, PARIS, 7è ed., 1981.
- Droit international privé, T.II, L.G.D.J, Paris, 7è., ed 1983.
- C.A COLLIARD :
-  Institutions des relations internationales, Précis Dalloz, 9è  ed, Paris, 1990.
-  P. CHAUVEAU :
- Droit aérien, Librairies techniques, Paris 1951.
-  Traité de droit maritime, Librairies techniques, Paris, 1958.
- J.GHESTIN :
- Traité de droit civil, les obligations, le contrat, Formation , 2è ed, L.G.D.J.,Paris, 1988.
- R.JAMBU MERLIN :
- Le droit privé en Tunisie, L.G.D.J., Paris, 1960.
- S.MELLOULI :
-                La responsabilité du transporteur maritime de marchandises éd CLE
-                 Tunis 1992
- Voies d'exécution, procédures juridiques de recouvrement de créances, éd.C.L.E, Tunis, 1991.
- G.RIPERT :
-  Droit maritime, T.II, Lib.Rousseau, Paris 4è éd., 1952.
- R.RODIERE :
- Traité général de droit maritime, T.II, Dalloz, Paris, 1967, et T.III,  Dalloz, Paris, 1970.
-  Traité général de droit maritime, Introduction, L'armement, Dalloz Paris, 1976.
- Droit des transport, T.II, Sirey, Paris 1953-55.
- J. VINCENT :
- Procédure civile, Précis Dalloz, éd. Dalloz, Paris, 20è éd., 1981.

II OUVRAGES SPECIAUX :

   -M.ALTER :
L'obligation de délivrance dans la vente des meubles corporels, L.G.D.J., Paris 1972.
- O. BEN FADHEL :
-  L'évolution des règles de la responsabilité en droit maritime tunisien, Thèse de Doctorat, Aix-Marseille, 1980, dactylo.
- Janine BRUN
-  la responsabilité du transporteur maritime selon les règles de Hambourg ; Mémoire dess 92 Aix Marseille.
- C. CHAIBAN :
-  Les causes légales d'exonération du transporteur maritime,
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- J.CHAVAUDRET :
-  La responsabilité du transporteur maritime d'après la loi du 2 avril 1963, L.G.D.J., Paris , 1939.
- R.CHRIST :
-  De la responsabilité du transporteur maritime d'après les lois française et allemande des 2 avril 1936 et 10 août 1943, Ed, Jouve et Compagnie, Paris, 1943.
- M .K.A EMLECH :
- Conférences sur les principes de la législation maritime arabe unifiée, Publications du Centre d'études arabes supérieures, Ligue des Etats Arabes, 1957 , ( en arabe).
- C.HOSNER :
-  La responsabilité du transporteur maritime, Etude de droit suisse, Imp.H.Jaunin, Lausanne, 1956.
-  Y.KESKIN :
-  La responsabilité de l'armateur et du transporteur maritime, étude de droit turc, thèse, Lausanne, 1961.
-  J.A.M. LAGONIE :
-  le connaissement et la lettre de voiture maritime, L.G.D.J, Paris 1963.
- A.MEZGHANI :
Le cadre juridique des relations commerciales internationales de la Tunisie, Bibliothèque de Droit, de Sciences politiques et économiques, TVI, C.E.R.P., Fac de Droit de Tunis, 1981.

- E. du PONTAVICE :
- Droit et pratique des transports maritimes et des affrètements, Ed.J. Delmas et Cie, Paris, 1970.
- Le statut des navires, Librairies techniques, Paris, 1976.
- O.RABOUDI :
-  A propos de la responsabilité du transporteur maritime en droit international privé tunisien, Mémoire de D.E.S.S, Fac.de droit, Tunis, 1980, ( dactylo).
-  Alain Sériaux :
- la faute du transporteur 2 ème édition préface Bonassies 1998.
- C.SCAPEL :
-  Le domaine des limitations légales de responsabilité du transporteur de marchandises par mer, Thèse , Aix-En-Provence, 1973, ( dactylo).
III- ARTICLES :
-M.ALTER :
 La convention sur le transport de marchandises par mer    ( Règles de Hambourg), Journal de droit international ( Clunet), 1979, p.793.
T.BESSIS :
 Notre souveraineté maritime à l'époque des gouverneurs et des aghlabites, R.J.L 1961, p.1502, ( en arabe).

A.BOKOBZA :
Aperçu sur le Code de commerce maritime tunisien, D.M.F. 1962,  P.760.
P.CHAUVEAU :
  La charte au voyage, D.M.F . 1960, p. 3
 M.H CHERIF :
 Peut  on distinguer la force majeure du cas fortuit, R.J.L 1987, n°7, P25.
- A. CHOTEAU :
-  Les effets de l'adoption contractuelle des règles de la Haye, Dor 1929, T.19, P.18.
- Ph. FRANCESCAKIS :
- Quelques précisions sur les lois d'application immédiate et leurs rapports avec les règles de conflits de lois, Rev.crit de D.I.P, 1966, P1
- P.B. de la GRASSIERE :
-  Le connaissement clean on board, D.M.F.1953, p.183.
- le vice propre des marchandises en droit maritime, D.M.F 1960, p515.
- H.R.IDRISS :
-  Commerce et kirad en Berbérie orientale, Journal of economic and social history of the Orient, Vol.4,p.225 et s., Ed.Leiden Brill, 1961.
- M.de JUGLART :
- Protestations, réserves et actions en justice contre le transporteur à l'arrivée de la marchandise, D.M.F 1955, p.195.
-  La responsabilité du propriétaire du navire d'après l'article 216 du Code de commerce, D.M.F. 1962, p.319.
-  Le vice propre de la marchandise dans les transports maritimes, D.M.F 1965, p.131.

-  VU VAN MAU :
-  la notion de faute lourde du transporteur à travers la jurisprudence , G.P.1953, II, Doct.P.20.
-  H.MAZEAUD :
-  Essai de classification des obligations ; obligations déterminées et obligations générales de prudence et de diligence, R.T.D.C 1963,  p.1.
- L. MAZEAUD :
-  L'assimilation de la faute lourde au dol, D.1933, Chr.P.49.
-  F.MECHRI :
-  La procédure de l'arbitrage en Tunisie, R.T.D. 1976, I, p.15et II, p.15.
-  R.JAMBU MERLIN :
-  Dol et faute lourde , D.1955, Chr., p.89.
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- E.du PONTAVICE :
- Le nouveau statut des navires et autres bâtiments de mer, J.C.P 1971, Doct.,I, 2425.
-  J. RENARD :
-  Charte  partie et connaissement, D.M.F. 1955, p.1 et 67.
-  Le connaissement direct, Dor 1924, T.5, P1.
-  G.RIPERT :
- La Commission de Bruxelles, Dor 1923, T.4, p55.
- La responsabilité du propriétaire de navire et l'unification internationale du droit maritime, D.M.F.
-  R.RODIERE :
-  Faute nautique et faute commerciale devant la jurisprudence française D.M.F. 1961, p 451.
-  La fin du sectionnement juridique du contrat de transport maritime , D.M.F. 1966, p. 579.
-  Un faux problème : celui des containers, D.M.F. 1968, p.707.
-  Connaissement direct et transports maritimes successifs, D.M.F 1969, p.195.
- C.N.U.C.E. D et C.N.U.D.C.I devant le droit maritime : un exemple de leur travail D.M.F. 1972, p . 387.
-  La responsabilité du transporteur maritime suivant les règles de Hambourg 1978. D.M.F. 1978, p . 452.
 F. SAUVAGE :
 La recevabilité de l'action du demandeur non mentionné au connaissement, D.M.F. 1953, p 607.
 La condition juridique de l'expéditeur ou du destinataire non mentionné au connaissement, D.M.F 1961, p 195.
   C Scapel    :
                    Les réformes apportées par les règles de Hambourg à la rseponsabilté du
                    Transporteur maritime  DMF1992  p111 et suivants .
 Y. TASSEL :
 La responsabilité du propriétaire de navire, Jurisclasseur commercial, Fas.n° 1110.
 W.TETLEY :
 La buée de cale, D.M.F. 1964, p.323.
 J. WAROT :
 L'avènement du container dans le trafic maritime, D.M.F. 1951, p 263.
V  Notes :

-Mohamed Habib Aouida :
 Les règles de Hambourg et leurs incidences sur le droit positif Tunisien Annales IMTM 1992.
16e. BONASSIES :
- Ch. Des Lords,  21 janvier 1960, D.M.F 1963, p 242.
-  Ch . des Lords , 7 décembre 1961, D.M.F 1963, p.246.
-  Jacques Bonnaud :
-  Les réformes apportées par les règles de Hambourg aux exonérations
-   de responsabilité et limitation de réparation du transporteur maritime D.M.F 1992.
-  H.CAPITANT :
- Civ. 17 mai 1927, D.1928, I, P.25.
-  M. CHARFI :
-  C.appel de Tunis, n° 56392, Journal de D.I.P. 1968 p. 129.
-  P. CHAUVEAU :
-  Paris , 6 mai 1960, D. 1960, p . 519.
-  M. HACHEM :
- Cass. n° 7105, 8 juin 1970, R.T.D.1975, 1, P 219.
-  M. de JUGLART :
-  Paris, 28 octobre 1954, J.C.P. 1955, II, 8549.
- Com., 10 avril 1959, J.C.P.1954, II, 8353.
-  Com, 10 avril 1959, J.C.P. 1959, II, 11153.
-  Ch. Réunies, 11 mars 1960, J.C.P. 1960, II, 11550 bis.
- G. LAGARDE :
-  Civ., 23 octobre 1929, S. 1930, 1.289.
-  G.MARAIS :
-  Rabat , 19 mars 1948, D. 1949, p 62.
-  S. MELLOULI :
-  Civ n° 3593 du 19 juin 1980, R.T.D. 1982 ( arabe), p. 249 ; Revue arabe de doctrine et de jurisprudence, 1985, n° 2 p.563.
-  Civ n° 10261, 24 janvier 1985, Actualités juridiques tunisiennes, 1989, n° 1 et 2 , p 67.
-  G .  RIPERT :
-  Com. 5 juin 1950, D.1950, p . 717.
-  R. RODIERE :
-  Ch. Réunies, 11 mars 1960, D.1960, p 277.
-  Com., 24 novembre 1969, D.M.F 1970, p.336.

- V- ARTICLES NON SIGNES ET AUTRES PUBLICATIONS :
-  L'achèvement des travaux de la C.N.U.D.C.I sur le projet de convention sur le transport des marchandises par mer, J.M.M 1976, p.1276.
- La conférence de la C.N.U.D.C.I à la recherche d'un compromis global, J.M.M 1978, p.654.
-  L'économie de la Tunisie en chiffre, Publications de l'I.N.S., Tunis.
-  Code de commerce maritime , Sources de la législation positive, Publications du Secrétariat d'Etat à la Justice, Tunis, 1963.
-  La justice, dix ans après, Publications du Secrétariat d'Etat à la Justice, Tunis, 1963.
-  L'acte final de la Conférence des Nations Unies sur le transport par mer, Publications de l'O.N.U., A/Conf 89/C.1.
 

Sommaire

Introduction I : Le droit maritime Tunisien sous le protectorat     5

1) L'ordre juridique Français         5
2) L'ordre juridique Tunisien         6

Section I : Le code des obligations et des contrats de 1906      6
Section II : Le décret Beylical du 16 avril 1942      7

II : Le Droit des transports maritimes depuis l'indépendance     8

Première Partie : Le principe de la responsabilité du transporteur maritime de
           marchandises         10

Chapitre  I : Le fondement des règles de la responsabilité  du transporteur maritime de marchandises           11

Section 1 : Les dispositions de la convention de Hambourg      12

Paragraphe 1 : Les incidences des règles de Hambourg  sur le Droit Tunisien  12

A) Les incidences des règles de Hambourg quant au mode  de calcul du plafond
 de réparation           14
B) Les incidences des Règles de Hambourg concernent le fondement de la responsabilité du transporteur maritime          14

Paragraphe 2 : Les règles de Hambourg et la compétence juridictionnelle    16

I : La compétence juridictionnelle Internationale       16

1) Les règles de compétence juridictionnelle Internationale et la divergence entre le code de commerce maritime et  la convention de Hambourg      17

II : La compétence juridictionnelle interne       19

Section 2 : Les dispositions du code de commerce maritime de 1962   19

Paragraphe 1 : L'étendue de la responsabilité  du code de  commerce maritime   20

A) Les cas exceptés qui sont maintenus par le code de commerce maritime et la convention de Hambourg            20

1) L'incendie            21
2) Les mesures de sauvetage         21

B) Les cas exceptés qui ont disparu dans les règles de Hambourg et qui sont toujours maintenus dans le code de commerce maritime       22

1) Les cas exceptés ayant une cause extérieure au navire et à la cargaison    22
2) Les cas exceptés ayant leur cause dans le navire       22
3) Les cas exceptés ayant leur cause dans la cargaison      23
4) La faute nautique           23

Paragraphe 2 : Le Fondement des dispositions du code de commerce maritime  24

Chapitre II : La durée de responsabilité du transporteur maritime de marchandises  26

Section 1 : Du sectionnement légal (du contrat de transport)     27

Paragraphe 1 : Une responsabilité limitée à la phase strictement maritime
du transport          27

A) Du chargement au déchargement selon la convention
 de 1924           27
B) La responsabilité  de « palan à palan » (from tackle to tackle)    27

Paragraphe 2 : Vers une extension de la durée de responsabilité     28

A) La notion de la prise en charge de la marchandise      28
B) La livraison de la marchandise         29

Section 2 :  à l'unité juridique du contrat de transport maritime     30

A) Le transporteur est responsable tant que la marchandise est sous sa garde   31
B) La garde se situe entre la prise en charge et la livraison      32

1) Prise en charge et livraison effective        32
2) Prise en charge et livraison assimilées        33
3) Sort de la marchandise avant la prise en charge et après la livraison   33
 

Deuxième Partie : L'étendue du principe de la responsabilité du transporteur maritime de marchandises           35

Chapitre I : La présomption de responsabilité du transporteur maritime de
 marchandises           37

Section 1 : les conditions de responsabilité        37

Paragraphe 1 : l'existence d'un dommage        38

A) Les dommages subis par la marchandise        38

1) Les dommages apparents          39
2) Les dommages non apparents        39
3) La perte de la marchandise         40

B) Les dommages dus au retard         40

Paragraphe 2: Le moment de la survenance du dommage      41

A) Les conditions des réserves à la livraison       41
B) Les effets des réserves à la livraison.       42

Section  2: L'exonération du transporteur maritime  de marchandises   43

Paragraphe 1 : L'absence de faute du transporteur       43

A) La notion de diligence raisonnable.       43
B) Les effets de la diligence raisonnable.       44

Paragraphe 2 : Les clauses d'exonération de responsabilité dans le code
de commerce maritime       44

A) Les cas exceptés extérieurs tant au navire qu'à la cargaison     45

1) Les faits constituant cas fortuit ou force majeure      46
2) Les cas assimilés à la force majeure.       47

B) Les cas exceptés liés au navire.        48

1) Le vice caché du navire.         48
2) La difficulté d'application de l'exception du vice caché     49

C) La faute du chargeur          50

1) La déclaration sciemment inexacte du chargeur       50
2) Les conséquences du défaut de déclaration       51

D) Les cas exceptés liés à la cargaison.       51

1) Le vice propre de la marchandise        52
2) Le défaut d 'emballage          52
3) La freinte de route          53
4) La buée de cale          53
E) Les causes d'exonération propre du droit maritime      53

1) La faute  nautique           54
2) L'assistance et le sauvetage maritime        56
3) Le déroutement raisonnable du navire       58

Chapitre II : La limitation de responsabilité du transporteur maritime de marchandises 58
 

Section 1 : La limitation de responsabilité du transporteur  maritime
en sa qualité de transporteur       60

Paragraphe 1 : La limitation de responsabilité du transporteur maritime sans
la déclaration de nature et de valeur de la marchandise    61

A) Le montant de la réparation          61

1) La nature juridique du taux de limitation         62
2) Le domaine de la limitation de responsabilité        62

B) L'assiette de la limitation          63

C) L'influence de la faute du transporteur ou de ses préposés sur le droit à la réparation ..  65

1) Le dol comme faute de nature à entraîner la déchéance du droit à la limitation
 de responsabilité           66
2) L'appréciation de la faute inexcusable       67

Paragraphe 2 : La déclaration de nature et de valeur de la marchandise et son influence sur la limitation de la responsabilité         67

A) Les conditions de forme de la déclaration        68
B) Les conditions de fond de la déclaration        68

Section 2:  la limitation de la responsabilité du transporteur en sa qualité d'armateur  69

Paragraphe 1 : Le contenu de la limitation de responsabilité de l'armateur    70

A) La charge de la preuve de la faute .       70
B) Le montant de la limitation générale de responsabilité      70

Paragraphe 2 : Procédure de constitution du fond de limitation                71
 

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