Actualité

Le
6 juin 2009
LE PROCES FAIT RAGE…CHEZ LES AYANTS DROIT D’HERGE
:
Une fois de plus, la fondation Hergé comparaît
devant les juridictions, pour poursuivre un soi-disant contrefacteur
de Tintin. Ils attaquent l’écrivain Bob de Vitis,
pour avoir illustré ses études d’Hergé de
certaines vignettes de la célèbre bande dessinée.
Celles-ci sont en effet destinées à attester
des parallèles entre les potentielles sources d’inspiration
d’Hergé et leur résultante.
L’ironie de la situation, vient du fait qu’ils
ont déjà perdu contre cet écrivain l’année
dernière, sur la base du même fondement et quasiment
du même concept. En effet, M. de Vitis avait traité de
la créativité d’Hergé, en différenciant
ses études selon les bases d’inspiration d’Hergé.
Le TGI de Nanterre lui avait alors accordé le droit
de courte citation le 22 mai 2008. Cette exception, permise
en l’espèce en ce que l’écrivain
ne dépassait pas le seuil des 30% d’emprunt
aux œuvres d’origine, n’avait encore jamais été reconnue
pour la Bande Dessinée. En effet, « la vignette
qui constitue un extrait d'un ensemble, réalise une
courte citation d'un album (qui ne peut être résumé à un
assemblage d'œuvres distinctes), tant qu'elle ne porte
pas atteinte à l'exploitation normale de l'œuvre,
ni ne cause un préjudice injustifié aux intérêts
légitimes de l'auteur » Cependant, M. de Vitis
avait été sanctionné pour la couverture
de ses ouvrages, qui établissait une filiation trop
proche de celles des albums de Tintin.
Aujourd’hui, M. de Vitis en a tiré les leçons.
Approfondissant toujours Hergé, il analyse cette fois
ses méthodes de travail album par album. Le dessin
des couvertures, très simplifié, n’a
plus rien de commun avec le graphisme d’Hergé.
De plus, le quota des emprunts aux œuvres d’origine
reste inchangé. Toutefois, ces mesures de prudence
n’ont pas calmé les ayants droit qui renouvellent
l’accusation de contrefaçon, le procès
ayant eu lieu ce jeudi 2 juin (le délibéré est
prévu pour le 17 septembre). L’avocate de Moulinsart,
Mme Florence Watrin, se serait faîte tempérer
par le juge, après une tentative de remise en cause
du droit de courte citation.
Ainsi, la fondation Hergé commence à agacer.
A force de vouloir contrôler toutes les utilisations
du fameux reporter de BD, ces enragés du procès
vont perdre en crédibilité. A titre anecdotique,
il est intéressant de rappeler qu’ils ont dernièrement
causé la fureur de nombreux journalistes. Venus couvrir
l’ouverture du musée Tintin, ceux-ci se sont
vus confisquer l’utilisation de leurs appareils photos
et caméras, afin de préserver l’entier
suspense au public.
Selon nos sources, la fondation Moulinsart aurait reçu
récemment un dessin de Tintin, coiffé comme
Bécassine. Il est vrai que croquis pour croquer, la
ressemblance est frappante.
Sources :
TGI Evry, 2 juin 2009
www.bodoi.info
http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_citation
Cécile LAGRANGE
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