Actualité

01 décembre 2006
SAW III INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS
Le troisième volet du film horrifique SAW sorti en
salles le 22 novembre dernier a été interdit
en France aux mineurs. C’est une décision extrêmement
rare qui a été prise par la commission de classification
des œuvres cinématographiques présidée
par Sylvie HUBAC, puis confirmée en appel par le ministre
de la culture. Renaud DENNODIEU DE VABRES justifie cette
interdiction par « la violence et le sadisme incessant
et insoutenable des scènes s’apparentant explicitement à des
tortures physiques et morales. »
L’accès aux salles de cinéma n’est
autorisé que sur présentation d’une pièce
d’identité. Quant aux éventuelles diffusions
télévisées, un cryptage et un contrôle
parental seront nécessaires.
En effet, selon l’article 1er de la loi du 30 septembre
1986 modifiée : « La communication au public
par voie électronique est libre […] l’exercice
de cette liberté ne peut être limité que
dans la mesure requise par […] la protection de l’enfance
et de l’adolescence ».
Plusieurs organismes professionnels ont saisi le ministère
de la culture pour souligner ce qui leur semblait être
un « un retour en arrière regrettable » dans
les domaines du cinéma et de la communication audiovisuelle.
Il est vrai que c’est la première fois depuis
le 12 juillet 2001, date de promulgation du décret
réinstaurant l’interdiction de diffusion aux
moins de 18 ans, qu’un film se voit frappé de
cette interdiction pour des motifs autres que la pornographie.
En effet, c’est le film BAISE MOI qui avait relancé la
polémique en 2000 en raison de son caractère
sexuel.
Ces organismes craignent surtout « une hausse générale
du niveau de la censure ». Il est à noter qu’en
France SAW et SAW II avaient seulement été interdits
aux moins de 16 ans.
Le distributeur du film METROPOLITAN FILMEXPORT se désole
bien évidemment de cette décision qui risque
de faire sensiblement chuter le taux d’audience du
film, à moins que le manque à gagner ne soit
compensé par la curiosité malsaine de tous
ceux qui voudront savoirs quelles atrocités justifient
une décision d’une telle rareté.
Sources :
http://www.allocine.fr/article/fichearticle
http://www.imedias.biz/cinema
http://www.tf1.fr
Anaïs FABRE
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