Actualité

9 novembre 2006
UNE NOUVELLE SOURCE DE FINANCEMENT
POUR LE SEPTIEME ART
France Télécom a annoncé le 7 novembre dernier son
intention de créer une filiale consacrée aux investissements
dans le cinéma, dans ce cadre, il procèdera à l’acquisition
de droits sur des catalogues et à la coproduction de films. En
effet, à l’heure d’aujourd’hui, la vidéo
est au coeur des problématiques dans le monde des télécoms,
cette nouvelle initiative de l’opérateur historique ne fait
que le prouver d’autant plus.
La structure aura donc deux types de missions.
Soit, classiquement, acheter des catalogues afin d’alimenter
les services de vidéo sur ADSL. Soit, ce qui est plus
marquant et significatif de la volonté d’engagement,
devenir coproducteurs. France Télécom ambitionne,
en effet, de« coproduire dix à quinze oeuvres
françaises et européennes par an aux côtés
des acteurs du secteur », dit le communiqué de
l'opérateur. Ce qui est remarquable c’est que
cette initiative est inédite dans les milieux des
télécoms et de l'Internet.
Réagissant à cette annonce,
Aleksandra Bosnjak, analyste au cabinet de conseil Ovum,
estime que le projet de cofinancement tel qu’annoncé est
relativement ambitieux et que le risque comporté par
une telle activité est important.
Cette stratégie« va accroître la pression sur ses
marge, la nouvelle entité va se retrouver à mener son activité et à batailler
pour l'acquisition de droits face à une armée d'acteurs
locaux et internationaux déjà existants », dont les
sociétés de production, les grands distributeurs et leurs
propres filiales.
L’avenir nous dira donc ce qu’il en est du risque ainsi pris
par France Télécom, en attendant on ne peut que souligner
l’intérêt de l’initiative au regard du développement
du cinéma français et européen.
Sources : www.lexpress.fr
Maïlis
BONNEAU
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