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14 octobre 2006
LE PLUS VIEUX STUDIO AMERICAIN VEUT MISER SUR LES
MAISONS DE PRODUCTION INDÉPENDANTES
Les studios hollywoodiens n’ont toujours pas trouvé la
solution face à l’engouement des téléchargements.
Ils redoutent les conséquences du piratage par Internet
qui pourrait, comme dans le domaine musical, réduire à néant
la valeur de leur activité. Depuis cinq ans, Hollywood
essaie de produire à moindre coût, réduire
et même supprimer la diffusion sur différents
supports tels la télévision, le cinéma
ou les DVD.
Selon Harry Sloan, patron de la Metro Goldwyn Mayer créée
en 1919, « les grandes majors ne savent plus produire,
leur modèle est mort ». Leur équilibre économique,
depuis quelques années, est menacé par manque
de rentabilité. Cependant, la plupart d’entre
elles peuvent revendiquer les plus grands succès du
cinéma mondial sur plusieurs décennies. « Elles
détiennent un savoir-faire marketing et de distribution
sur lequel elles doivent désormais s’appuyer ».
La MGM désire alors miser sur les maisons de production
indépendantes, ayant un budget filmographique de 60
millions de dollars, en devenant leur distributeur. Elle
s’occupera de la distribution au niveau national des
salles de cinéma, des DVD et des nouvelles technologies,
tandis que la Fox News Corp sera en charge de l’international.
Sony Columbia, actionnaire majoritaire de la MGM depuis mars
2005, ne sera plus investie du budget.
Cette nouvelle organisation permettra le financement des
films et par là même la baisse des coûts
de production, notamment salariaux. La MGM aurait signé avec
Weinstein Co, Lakeshore Entertainment et Van Wilder Deux
pour la production de douze films cette année et du
double en 2007. Le blockbuster n’est cependant pas
son cheval de course attitré car la MGM préfèrera
utiliser la puissance financière de Sony Columbia
pour produire des films, tels Casino royale, entre 120 et
160 millions d’euros. En effet, l’état
du marché démontre une catastrophe industrielle
par une baisse de fréquentation des salles de cinéma,
les films à très gros budget n’atteignant
pas le succès espéré et l’utilisation
croissante des nouvelles technologies.
Pour remédier à la baisse de fréquentation
des salles de cinéma aux Etats-Unis, le marché des
salles s’est concentré. Les films comptent désormais
deux grands acteurs. Les distributeurs se retrouvent alors
tous puissants et peuvent saisir jusqu’à 80%
des recettes en salle. Todd Wagner, producteur du film Good
Night and Good Luck, propose alors une solution à ce
problème : une fusion des fenêtres d’exploitation
de la salle et la vidéo ainsi qu’une alliance
entre les exploitants de salles et les producteurs afin de
maximiser les profits et de réduire les coûts
de sorties des films.
Source : http://www.lefigaro.fr
Caroline BOSCHER
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