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Le 17 novembre 2009
LES NOUVEAUX ÉCRANS DU CINÉMA
Avec l'apparition sur Internet des logiciels
de partage de fichiers et le piratage des films, puis la
vidéo à la demande, la fréquentation
des salles de cinéma a baissé. Cette tendance
semble difficile à endiguer aujourd'hui, même
lorsque des films ont un budget important et ont profité d'une
grande promotion auprès du public.
De ce fait, les exploitants de ces salles ont dû trouver
d'autres moyens pour augmenter à nouveau la fréquentation.
Depuis longtemps déjà, les
films en 3D existaient, mais ils restaient assez peu nombreux.
Mais aujourd'hui, ceux-ci se développent et sont de plus
en plus présents dans les salles obscures. Cette brusque
augmentation est due à la forte présence au box-office
des films d'animation en images de synthèse.
Cette nouveauté a nécessité, pour les exploitants
de salles de cinéma, des investissements majeurs sur le
plan technique.
Certaines salles ont choisies d'opter pour un écran métallique
et un filtre placé devant le projecteur, d'autres ont investies
dans des lunettes spéciales qui font office de filtre. Mais
dans un cas comme dans l'autre, les sommes investies sont conséquentes
et tous les exploitants ne peuvent pas se permettre de tels aménagements.
À côté de ce système, depuis 2006, des sociétés
comme Ciel Écran proposent aux cinémas de retransmettre par satellite
des spectacles, principalement des opéras ou des concerts. Ainsi, des
salles de cinéma françaises diffusent par exemple des opéras
en direct du Metropolitan Theatre, l'opéra de New York.
Cela permet aux spectateurs de profiter d'un spectacle de qualité,
et ce dans toute la France, y compris dans des endroits qui ne
reçoivent pas de tels événements habituellement.
De plus, les prix pratiqués, bien qu'étant plus élevés
que des places de cinéma classiques, restent inférieurs à ceux
des Opéras.
Cette opération se révèle intéressante également
pour les exploitants qui font un bénéfice plus important
lors de ces retransmissions en remplissant les salles de cinéma.
Sans oublier les produits dérivés qui sont vendus
aux spectateurs pendant les entractes.
Ces nouvelles voies pourraient se révéler être
fructueuses pour les exploitants de cinémas. Elles
ont en effet le mérite d'attirer de nouveaux publics
et de les fidéliser plus aisément. Et c'est
sans doute par cette diversification que passera le salut
des cinémas.
Cependant, tous ne peuvent prétendre à de tels investissements
lourds et coûteux. Si cela est possible pour de grands complexes
commerciaux, les petits exploitants notamment en zone rurale risquent
d'être défavorisés et un fossé pourrait
bien se creuser. Mais on pourrait se demander si la survie de ces
petits exploitants ne passera pas à l'avenir par un sacrifice
financier afin de renouveler les équipements. À défaut,
les modes de consommation du cinéma à domicile pourraient
définitivement prendre le pas sur les salles de petite taille.
Sources :
http://www.france2.fr/cultureetloisirs/musique/musique-classique/info/41180314-fr.php
http://www.cielecran.com/index.php?id=9
Amandine QUENTON
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