Actualité

22 décembre 2005
DISNEY PREND UNE AUTRE DIMENSION:
LA 3D
Jusqu’à présent, Disney représentait
le dessin animé de notre enfance, avec des décors
peints à la main, des personnages réalistes
au possible et des histoires de conte de fée où
le happy end était de rigueur. Pour les studios de
Walt Disney, créés en 1925, 2005 est l’année
du changement. En effet, peinture, gouache et Cellulloid ont
été abandonné au profit des ordinateurs.
Steve Jobs (patron d’Apple) a donné un coup de
fouet aux productions qui devenaient de moins en moins en
phase avec le public, grâce aux films des studios Pixar
(Toy story, 1001 pattes, monstres et
Cie, Le monde de Nemo et Les indestructibles).
L’animation assistée par ordinateur (AAO) est
née. Ce changement d’orientation vient avec l’expiration
du contrat qui liait Pixar à Disney, le premier voulant
s’émanciper du second et voulant développer
ses propres longs métrages (Cars, à
sortir en 2006). De son côté, Disney à
choisit de suivre sa propre voie. Ainsi, alors que Pixar ou
DreamWorks ont pris le parti de cloisonner chaque projet dans
des zones facilement indentifiables, on mélange ici
plusieurs productions sur un même plateau. En cela,
Disney utilise, lors de son processus créatif, un logiciel
du marché, alias Maya, leader sur le secteur, pour
réaliser la modélisation, l’animation
et bon nombre d’effets spéciaux. Mais la question
est de savoir pourquoi avoir arrêté la production
de longs métrages en 2D. David Staintan, président
de Walt Disney Feature animation, donne des précisions
: « Il était inconcevable de mettre en place
une architecture et une organisation autour de l’image
3D, tout en conservant ce qui avait fait notre succès.
Même si cela semble aberrant à première
vue, il nous est apparu que c’était la seule
solution. Ce qui ne veut pas dire que nous ne retournerons
pas sur des projets particuliers, à une animation traditionnelle
en 2D ».
Après Chiken little (actuellement en salle),
trois autres projets 3D sont en chantier. Ainsi, le prochain
long métrage est prévu pour décembre
2006 aux Etats-Unis et aura pour titre Meet the Robinsons.
Mais s’il doit y avoir un « choc » Disney,
il faudra attendre Noël 2007 et la sortie d’American
dogs où le traitement graphique y est plus personnel
et moins lisse que les autres productions du studio et où
le second degré est présent de partout. Le troisième
projet en cours, et l’un des plus excitant, est le Rapunzel
unbraided de Glen Kean (Tarzan), où ce
dernier compte donner sa propre vision de la fée et
sera plus en phase avec la réalité. Pour le
réalisateur « les gens en ont sûrement
assez des histoires de princesses enfermées dans un
château, attendant le prince charmant qui viendra les
délivrer, au péril de sa vie, avec le happy
end de rigueur ». Les premières images ont déjà
été dévoilées lors d’une
convention sur la technique numérique de l’image,
le Siggraph, qui se déroule chaque année aux
Etats-Unis. Mais, pour Glen Kean (de la vieille école)
le passage à la 3D ne s’est pas fait sans mal.
« La 3D est souvent assimilée à une image
propre, voire un peu lisse, malgré de très belles
réussites. Mais, je me suis vite rendu compte que cette
technique ouvrait des perspectives inouïes, tout en conservant
la possibilité de faire naître l’émotion.
En outre, c’est un excellent outil qui favorise le travail
d’équipe ».
Enfin, bon nombre de rumeurs ont couru sur le fait que Disney
était sur le point de produire un Toy story 3,
ce que les studios ont confirmé. Le film sortira en
2008, après les trois projets que nous venons d’évoquer.
Ainsi, Disney est optimiste sur le passage de la 2D à
la 3D : peut-on penser qu’un nouvel âge d’or
se profile à l’horizon pour Mickey en 3D ?
Source : Stéphane
Malagnac pour Studio (le hors série de décembre
2005).
Audrey
RAPUZZI
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