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Actualité

Mercredi 24 mai 2006
PRODUCTION CINEMATOGRAPHIQUE : 2005 L'ANNEE
DE TOUS LES RECORDS
Apres l'annonce de la baisse de 10 % du nombre
d'entrées en salle en France, le CNC annonce une année
record en matière de production cinématographique
en France.
Les principaux chiffres de la production
2005 :
240 films ont été agréés
par le CNC en 2005 contre 203 en 2004 (+37). Ce nombre n'a
cessé d'augmenter depuis 2000.
Parmi ces 240 films agréés,
187 sont des films d'initiative françaises (contre
167 en 2004) et 53 ont des films à majorité
étrangère (contre 36 en 2004)
En ce qui concerne les coproductions, qui
sont inclues dans les films d'initiative française,
elles ont également augmenté pour passer de
37 en 2004 à 61 en 2005.
L'investissement global a augmenté
entre 2004 et 2005 mais en regardant de plus près les
chiffres on constate que c'est l'investissement français
qui tire le volume global des investissements vers le haut.
En effet, l'investissement français
est passé de 798,07 M€ en 2004 à 837,35
M€ en 2005. En revanche les investissements étrangers
ont diminué, de 103,34 M€ en 2004 on est passé
à 96,32 M€ en 2005.
L'année 2005 est également
l'année du renforcement de la bipolarisation des budgets.
D'un coté, il y a une forte poussée des productions
les plus modestes (41 films dont 19 documentaires, ont un
devis inférieur à 1 M€). De l'autre coté,
le nombre de films à gros budget ne cesse d'augmenter
(39 films se situent au-delà des 7 M€, contre
33 en 2004) Ces derniers captent plus de 60% des investissements.
Il y a eu quasi-doublement du nombre de production donc le
devis se situe entre 7 et 10 M€.
Malgré les très bons chiffres
annoncés par le CNC sa directrice, Véronique
Cayla, a soulignée que cette situation « doit
nous amener à être vigilants sur le réglage
des mécanisme destinés à assurer la diversité
de l'investissement »
Diversification dans les sources de financement :
En 2005, les chaînes de télévision
ont légèrement moins investi dans le financement
des films (-15,21 M€)
Mais cette baisse est compensée par
la progression des fonds régionaux et des à-valoir
des distributeurs et des éditeurs vidéo.
De plus les coproductions des chaînes
en clair sont en recul avec 99 films contre 105 en 2004.
Les préachats de Canal + ont également
diminués selon le CNC. Mais la chaîne conteste
à juste titre les chiffres et annonce une augmentation
de 2 M€ des ses investissements en préachats pour
l'année 2005.
Un record inquiétant :
Cette évolution apparaît tout
de même inquiétante au vu des difficultés
que le marché commence à rencontrer. En effet,
il a de plus en plus de mal à absorber une telle quantité
de films. Les distributeurs doivent augmenter sensiblement
leurs frais de sortie pour que leurs films puissent se faire
remarquer et cela alors que ces mêmes films sont condamnés
à rester de moins en moins longtemps dans les salles
puisque qu'il y a de plus en plus d'offre.
Le souhait de Véronique Cayla « d'essayer
de stabiliser le nombre d'œuvres pour pouvoir mieux les financer »
relève donc du bon sens. Il faudrait également
enrayer la prolifération des sociétés
de production.
Source :
CNC
Marie-Cécile
NATHAN
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