Actualité

26 décembre 2008
LE CNC VEUT RACCOURCIR LES DÉLAIS D’EXPLOITATION
Dans le cadre du projet de loi « Création et
Internet » qui devrait être examiné début
2009 par les parlementaires, le Centre National de la Cinématographie
a proposé un amendement quant aux délais d’exploitation.
En effet, le 22 décembre dernier, le CNC, propose
de réduire l’actuel délai plancher de
6 mois à 4 mois entre la sortie des films en salle
et la sortie en DVD, et en Vidéo à la demande
(VOD) contre les durées respectives de 6 et 7 mois
et demi actuellement. De plus, il serait prévu de
revoir aussi le délai de la télévision
gratuite ou payante.
Ces propositions ont été rendues publiques à l’issue
d’une concertation entre professionnels du septième
art au sujet de la « chronologie des médias ».
Cette dernière, rappelons le, consiste à établir
un ordre et des délais à respecter pour l’exploitation
d’une œuvre cinématographique depuis sa
sortie en salle et ce jusqu’à sa diffusion sur
la télévision non cryptée gratuite.
L’objectif étant de protéger les exploitants
de salle de cinéma face à la concurrence de
plus en plus rapide de la télévision et des
nouveaux modes de diffusion des films (VOD, Catch Up TV,
Pay Per View, DVD, Streaming…).
C’est pourquoi, eu égard à ces évolutions
du marché de la diffusion des films (augmentation
du nombre de films, accélération de leur rotation
en salles, sortie plus rapide en DVD...), le CNC souhaite
un raccourcissement des délais et des durées
des fenêtres d'exploitation. De plus, ceci s’inscrirait
dans l’amélioration de l’offre légale
de contenus culturels en ligne.
Cependant, un des délais soulève plus d’interrogations
: celui de la diffusion sur la télévision.
Actuellement, les films sont diffusés au minimum 12
mois après leur sortie en salle, sur Canal +. Il faut
attendre 24 mois sur le chaines gratuites lorsque celles
ci ont participé à la production, et 36 mois
le cas échéant. Le CNC propose alors de raccourcir
ces délais télévisés de l’ordre
de 3 à 4 mois.
Un amendement sur la chronologie des médias stipule
qu’elle pourrait être réaménagée
soit par accord interprofessionnel, soit par voie règlementaire.
En effet, les parlementaires menacent de passer outre les
discussions interprofessionnelles, faute d'accord. L'industrie
du cinéma et les FAI ont jusqu'au 31 mars 2009 pour
s'entendre avant que le législateur ne se charge de
trancher.
Camille ÇABALE
Sources :
www.tempsreel.nouvelobs.com
www.journaldunet.com
www.challenges.fr
www.electronlibre.info
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