|
Actualité

26 juin 2006
PARIS JE T’AIME
Le projet Paris je t’aime a été lancé
il y a 7 ans par Emmanuel Benbihy et Tristant Carné.
En 2004, rattrapés par la faillite, ils ont demandé
à Claudie Ossard, célèbre pour avoir
produit entre autres 37°2 le matin ou encore Amélie
Poulain, son aide pour finir le montage de ce projet fou.
Un concept innovant. Paris je t’aime est un
film collectif constitué de 18 sketches (7 minutes
chacun) célébrant autant de quartiers parisiens.
Les 3 producteurs ont réussi le tour de force de faire
venir sur le projet les plus grands cinéastes et les
plus grands acteurs du moment, français, américain,
chinois… Dans la catégorie des premiers on peut
citer Gus Van Sant, Olivier Assayas, les frères Cohen,
Wes Craven, Bruno Podalydes, Walter Salles, Nobuhiro Suwa…
Des stars bankables telles que Gena Rowlands, Maggie Gyllenhaal,
Willem Dafoe, Natalie Portman, Elijah Wood ou encore Fanny
Ardant, Ludivine Sagnier, Gaspard Ulliel, pour ne citer qu’eux,
ont participé à cette fresque.
Le cahier des charges a été le même pour
tout le monde : des sketches de 7 minutes tous tournés
avec des équipes techniques françaises, pour
montrer aux étrangers le savoir-faire des techniciens
français. Durée du tournage : 2 jours et 2 nuits
par segment. Et surtout même salaire pour tout le monde
: 3 000 euros pour les acteurs – qu’ils aient
pour noms Juliette Binoche, Natalie Portman ou Nick Nolte
– et 5 000 euros pour les réalisateurs
Un Pari réussi. Paris je t’aime a été
sélectionné par Thierry Frémaux pour
faire l’ouverture de la catégorie Un certain
regard lors du dernier festival de Cannes.
De plus, deux « suites » vont être tournées
sur le même modèle, la première à
New York et la seconde à Tokyo.
Un amour contrarié. Malgré tout ce projet glamour
qui avait tout pour réussir a tourné sinon à
la haine, du moins à la rupture entre les partenaires.
Emmanuel Benbihy reproche à Claudie ossard d’avoir
« complètement dénaturé le projet
initial ». Ce dernier devait réaliser avec Frédéric
Auburtin, une continuité filmée entre chaque
court-métrage. Or ces transitions une fois tournées
ont été refusées par la productrice déléguée,
Mme Ossard. De plus M. Benbihy reproche à sa coproductrice
d’avoir écarté, sans le consulter, 2 films.
Selon elle, les 2 segments « ne s’intégraient
pas à la continuité narrative ».
M. Benbihy s’est donc retiré et a adressé
une lettre à la direction du Festival pour leur annoncer
que le film ne pourrait pas être présenté
sans son aval.
Claudie Ossard ne nie rien et au contraire justifie ses décisions.
Ainsi concernant la suppression des 2 segments elle affirme
qu’ils « ne correspondaient pas aux cahiers des
charges de la série », et concernant la continuité,
elle a été jugée « ennuyeuse »
lors des projections-tests. Il est à noter que en tant
que productrice déléguée, Claudie Ossard
dispose seule du droit de montage final.
M. Benbihy a donc demandé en référé
une saisie de la copie du film pour violation du droit moral.
Le tribunal de grande instance de Paris le 16 mai, soit 2
jours avant sa présentation à Cannes, a donné
raison au plaignant et interdit toute projection publique
du film, fixant une astreinte de 180 000 euros en cas de non-respect
de cette décision.
Un accord a été trouvé entre les parties
pour que le film puisse être présenté
à Cannes.
Bien que le désaccord perdure, un accord a également
été trouvé pour ne pas retarder la sortie
du film prévue le 21 juin, et ainsi ne pas décevoir
les amoureux de Paris !!!
Sources : allocine.fr,
le monde
Marie
Cécile NATHAN
Retour
haut de page  |