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Actualité

27 mai 2006
LE BLIC CONTRE LA LICENCE LEGALE DE SEGOLENE ROYAL
L’ensemble des organisations professionnelles du Bureau
de Liaison des Industries Cinématographiques( BLIC)
regrette vivement les propos tenus par Madame Ségolène
Royal en faveur de l’instauration d’une licence
légale pour le téléchargement des œuvres
sur Internet.
Les producteurs, distributeurs, exploitants, industries techniques
et éditeurs vidéo unis au sein du BLIC s’étonnent
que Madame Royal puisse réinjecter dans le débat
politique le concept de licence légale alors que celui
là même a été écarté
par les membres de l’Assemblée Nationale. Les
députés, en rejetant un projet de loi que l’on
pouvait qualifier de démagogique, ont montré
qu’ils avaient pris conscience de l’importance
de ne pas fragiliser l’équilibre fébrile
des financements de l’industrie du cinéma seul
garant d’une diversité culturelle.
Le BLIC s’est donc proposé d’aider Madame
Royal à réexaminer les mécanismes de
financement de la création cinématographique
et à prendre connaissance des accords sur la V.A.D.
(vidéo à la demande) ainsi que du développement
des offres légales de cinéma sur Internet, qui
deviennent un nouveau mode de consommation après la
salle, la télévision, et la vidéo. Une
maîtrise de ces éléments lui permettra
de prendre conscience de l’incompatibilité entre
une licence légale et la continuité d’un
secteur cinématographique dynamique et diversifié.
A l’heure où se tient en France le plus grand
festival international du film, le BLIC s’étonne
que des hauts responsables politiques français fassent
ce type de proposition, celle ci restant incompréhensible
pour les professionnels (étrangers ou nationaux) venus
à Cannes. Le CNC et la politique cinématographique
de la France a toujours constitué un modèle
envié et un exemple inégalé que nos politiques
se doivent de protéger.
Source : Communiqué
de presse du BLIC, Bureau de Liaison des Industries Cinématographiques
du 24 mai 2006
Sébastien
RICCIARDI
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