Actualité

Le 6 février 2006
BILAN "DES RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES
DU CINÉMA"
La co-production entre les états de l’Union Européenne,
ou encore la multiplications des événements
culturels et cinématographiques entre pays de l’Union,
s’inscrivent dans une politique commune engagée
par les Etats membres de l’Union Européenne,
pour favoriser et développer la diversité culturelle.
« Les rencontres franco-espagnoles du cinéma
» organisées à Paris par Unifrance(Organisation
ayant en charge de promouvoir le cinéma français
dans le monde) et l’ICAA(Organisation espagnole, Instituto
de la Cinematografia y de las Artes Audiovisuales) en sont
une illustration .Ces rencontres ont été l’occasion
de présenter le bilan, pour l’année 2005,
de l’exportation et de la distribution des films français
en Espagne. 47 films (dont 9 dans le cadre d’une coproduction
franco-espagnole) ont été distribués
contre 35 en 2004. Cela dit, malgré l’augmentation
du nombre de films exportés en 2005, les représentants
espagnols n’ont pas manqué rappeler que les films
français étaient peu rentables pour le réseau
de distribution espagnol. Enrique Gonzales Macho (Alta films)
a proposé de modifier en profondeur les modes de commercialisation
des productions cinématographiques françaises
et ce, en tenant davantage compte des réalités
économiques, ainsi que des intérêts des
différents acteurs du circuit de distribution cinématographique.
Pour Enrique Gonzales Macho, le succès d’un film
français en Espagne tiens à la façon
dont celui-ci est commercialisé, notamment au moment
de la promotion du film auprès du public. En d’autres
termes, le succès d’un produit tient moins à
ses qualités qu’à la façon dont
il est vendu. Aucune industrie, même le cinéma,
ne doit faire l’impasse sur les fondamentaux du marketing…
Un autre intervenant, lui aussi distributeur
en Espagne, a, pour sa part, reproché au cinéma
français de ne pas suffisamment tenir compte des exigences
et des spécificités du marché espagnol.
En effet, pour Andrés Martin de Vertigo, si le public
espagnol appréciait encore il y a quelques années
les ‘’films d’auteur’’ français
-ou encore les comédies-, ses goûts ont évolué.
Aujourd’hui selon Andrés Martin de Vertigo «
Les gens veulent de l’entertainment. Le cinéma
français est considéré comme d’auteur,
voire difficile ». De l’autre côté
des Pyrénées, le cinéma français
est, critiqué pour les mêmes qualités
qui faisaient auparavant sa réputation...
Pour concilier les exigences d’une industrie cinématographique
qui cherche le succès sans vouloir y sacrifier sa singularité
avec celles du public dont les goûts sont en constante
évolution, la France, et ses partenaires européens,
ont engagé une politique de co-production. De nombreux
projets sont en cours. Ils permettront peut-être, à
moyen terme, d’inverser la tendance qui est à
l’américanisation du cinéma.
Source : Revue Ecran Total, hebdomadaire
de tous les professionnels de l’audiovisuel, n°594.
Jeanne GILLES
Retour
haut de page
|