Actualité

05 Décembre 2005
UNE LOI SUR LA PUBLICITE ALIMENTAIRE
A l'heure où les études annoncent une hausse
de l'obésité en France due à une nourriture
trop riche en sucre ou en graisse et à un manque d'activités
physiques, l'Assemblée Nationale puis le Sénat
ont adopté, fin novembre 2005, dans le cadre du projet
de loi de financement de la Sécurité sociale
un article sur la publicité alimentaire.
Le décret d'application entrera vraisemblablement en
vigueur au début de l'année 2006 en fixant la
formulation, la taille et l'emploi des mentions sanitaires.
Quatre messages sanitaires sont ainsi imposés par la
loi et devront être utilisés à parts égales
au sein d'un même écran publicitaire : « Pour
votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes
par jour » ; « Pour votre santé,
pratiquez une activité physique régulière » ;
« Pour votre santé, ne mangez pas trop gras,
pas trop sucré, pas trop salé » ;
« Pour votre santé, évitez de grignoter
entre les repas ». Les annonceurs pourront toutefois
s'affranchir de ces obligations en payant une taxe à
l'Institut National de Prévention et d'Education de
la Santé (INPES) de 1,5% de leurs dépenses publicitaires
ou promotionnelles.
Ce nouvel article vise principalement l'ensemble des médias
(télévision, radio, presse, cinéma, Internet,
affichage) mais aussi les actions hors médias et les
oblige à « diffuser une information sanitaire
pour les messages publicitaires en faveur des boissons avec
ajout de sucre, de sel ou d'édulcorant de synthèse
ou des produits alimentaires manufacturés ».
Tout ceci est cependant fortement critiqué par les
industriels, les professionnels de la santé et les
associations de consommateurs. Cet article leur semble en
effet inefficace et inapte à modifier les comportements
alimentaires des français puisque selon eux, les informations
qui accompagnent les publicités ne permettent pas un
discours sanitaire clair et performant.
A la télévision par exemple, la mention sanitaire
pourra soit être présentée sur un panneau
présent à la fin du message publicitaire, soit
être incluse dans un bandeau défilant et couvrant
7% de la taille de l'image pendant toute la durée du
spot. La radio, quant à elle, devra diffuser le message
sanitaire à la fin du spot publicitaire.
Les premiers tests de films réalisés montrent
que cela ne fonctionnera pas, il est en effet impossible ou
du moins difficile de communiquer deux types d'informations
simultanément dans un même spot.
Source :
lefigaro.fr (26 novembre et 05 décembre 2005)
Laurie
MOUNE
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