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Le 11 juin 2008.
LE FILM SEX AND THE CITY RENOUE AVEC LA TECHNIQUE DU PLACEMENT
DE PRODUIT.
La série américaine à succès
ayant inspiré le très médiatique long-métrage
sorti le 28 mai a fait accéder de nombreuses marques à la
notoriété.
Quatre ans après le dernier épisode de la série,
la version cinéma vient, selon certains critiques,
gâcher ce que la série avait pourtant réussi
: faire tenir aux marques un vrai rôle dans le scénario,
sans tomber dans la pratique du placement de produit. Selon
le PDG de l’agence JWT Paris, dans la série, « l’amour
des marques chez les personnages était totalement
naturel » et de surplus selon Jean-Patrick Flandé de
Film Media Consultant, s’était même l’inverse
du placement de produit, dans la série, la marque
vient « habiller le personnage et lui donner une personnalité ».
Le film, quant à lui, donne l’impression d’un
spot publicitaire longe durée. En effet, c’est
plus de 150 marques qui défilent à la chaîne.
On retrouve les petits designers que la série avait
fait émerger, mais ces derniers sont désormais
noyés dans une flopée de concurrents.
A l’inverse de la série qui, en son temps, a été pour
les marketeurs un vrai champ d’expérimentation,
ils n’apprendront rien avec le film. Dans la série,
il apparaissait une population de femmes percevant leurs
amis comme leur famille, le luxe comme un dû, l’individualité comme
un besoin…vivant seule plus longtemps et s’enrichissant
peu à peu, cette cible est ainsi devenue un potentiel
lucratif pour les spécialistes du marketing.
La série a aussi contribué à rendre
la haute couture plus désirable, ainsi, dès
que les fans de la série ont appris que le sac Tour
Eiffel de Timmy Woods apparaîtrait dans le long métrage,
le bureau de la marque a été envahi de commandes
provenant du monde entier.
Le fait que le long métrage est renoué avec
la pratique du placement de produit s’explique par
le fait que le succès de Sex and the city a mené la
série au cinéma, le grand écran… et
quel meilleur support publicitaire que le cinéma ?
Un public réceptif qui ne peut pas zapper et qui,
entre l’essor du DVD et les rediffusions télévisées,
va être amené à voir et revoir le film
et donc le produit.
Le placement de produit est l’exemple parfait du mariage
entre publicité et cinéma et depuis quelques
années, il connaît un boom extraordinaire et
s’ancre dans l’esprit des annonceurs puisque
les centaines de millions de spectateurs dans les salles
de cinéma représentent aussi des centaines
de millions de consommateurs! Une manne qui suscite la convoitise
des annonceurs.
Fanny BAYLE
Sources :
Stratégies n°1504
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