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Actualité

7 juin 2009
LE LANCEMENT DE LA TÉLÉVISION
MOBILE PERSONNELLE ENCORE RETARDÉ
Initialement annoncé pour septembre 2007, la date
du lancement de la télévision mobile personnelle
n'a cessé d'être reportée depuis trois
ans et elle est, aujourd'hui encore, très incertaine.
Dans ce dossier, ni les éditeurs ni les diffuseurs
ne semblent pressés d'aboutir à un résultat.
Ainsi, en ce qui concerne les éditeurs, seulement
deux chaînes ( BFM TV et NRJ 12), sur les seize licences
accordées par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel,
ont signé et renvoyé les conventions dont elles
sont en possession depuis août 2008.
Au regard de ce désintérêt manifeste
des chaînes, le CSA n'exclut donc pas de fixer à fin
juin une date butoir à laquelle les conventions devront
lui être remises faute de quoi elles seraient proposées
aux dix-neuf chaînes initialement écartées.
De même, du côté des diffuseurs, rien
n'est mis en œuvre pour faire avancer les choses. Orange
et SFR ont en effet récemment annoncé vouloir
repousser de un ou deux ans les investissements nécessaires
pour financer la construction du réseau permettant
la diffusion de la TMP. Les deux opérateurs sont inquiets à l'idée
d'investir dans un projet qu'ils considèrent comme « un
risque industriel ». Bouygues Télécom
quant à lui refuse purement et simplement de participer
au financement du réseau.
Les trois opérateurs préfèrent continuer à diffuser
de la télévision sur les mobiles comme ils
le font aujourd'hui, c'est-à-dire grâce à leurs
réseau 3G et 3G+, et ce jusqu'à ce que ceux-ci
saturent et que la construction d'un réseau pour la
TMP s'impose.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'État à l'économie
numérique en charge du dossier, pas question d'attendre
aussi longtemps. Selon elle, soit les opérateurs décident
rapidement d'utiliser leurs fréquences, soit celles-ci
seront utilisées autrement.
La secrétaire d'État attend dans les jours
qui viennent les conclusions de la mission confiée
en février dernier à Cyril Viguier pour tenter
de débloquer le dossier. Toutefois elle a d'ores et
déjà annoncé qu'une solution devra avoir été trouvée
avant la fin du mois de septembre, date à laquelle
un rapport devra être fait au Parlement sur l'utilisation
des fréquences, et elle incite donc les éditeurs
et les diffuseurs à s'entendre rapidement sur un modèle économique.
Tandis que la TMP patine en France, le 14 mai dernier, la
commission européenne a autorisé deux opérateurs à fournir
des services mobiles par satellite dans toute l'Europe, et
notamment l'accès à internet et la télévision.
La norme DVB-SH qui permet cette diffusion de la télévision
mobile par satellite pourrait aujourd'hui se révéler être
une solution complémentaire voire concurrente à la
norme DVB-H retenue par la France pour la TMP. En effet le
DVB-SH reçoit les faveurs des chaînes de télévision,
qui le verraient bien remplacer le DVB-H, car il permet une
meilleure couverture des zones dégagées. Il
n'est donc pas exclut que la solution satellite soit prise
en compte dans le rapport Viguier afin de décoincer
le dossier.
Sources:
www.journaldunet.com
www.01net.com
www.lesechoes.fr
Benoit Minvielle
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