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Actualité

10 novembre 2006
ITV CONVOITE PAR LE CABLO-OPERATEUR NTL
Actuellement valorisé à 7 milliards d’euros à la
Bourse de Londres, le groupe de télévision
ITV est convoité par le câblo-opérateur
américain NTL. Leader du câble en Grande-Bretagne,
NTL représente déjà 4,9 millions de
clients. ITV, le « TF1 britannique », représente
quant à lui la moitié des ressources publicitaires
sur le marché de la télévision britannique.
Concurrent historique de la BBC, le rachat d’ITV, producteur
privée de « contenu », par NTL, gestionnaire
de « tuyaux », serait une opération de
rapprochement d’envergure. Néanmoins, si cette
offre de rachat ou de participation semble en bonne voie,
aucune offre précise ou date d’ouverture des
discussions n’a pour l’instant, selon les deux
groupes, été déterminé. Le quotidien
britannique Guardian estime pour sa part que les négociations
seraient d’avantages avancées et qu’une
OPA amicale pourrait être rendue publique dès
la semaine prochaine.
En 2005, ITV a dégagé un bénéfice
net de 329,6 millions d’euros, en hausse de 58 %. Le
groupe fait périodiquement l’objet de rumeur
de reprise. Dernièrement, deux OPA de 4,9 et 5,3 milliard
de livres, des fonds d’investissement Apax Partners
et Blackstone et Goldman Sachs Capital Partners, avaient été rejetés,
début 2006, par l’ex-patron du groupe Charles
Allen. Pourtant, cette dernière offre devrait susciter
un plus grand intérêt de la part des dirigeants
du groupe car, même si le chiffre d’affaire du
groupe est en augmentation de 3 %, la chute de 3,3 % de ses
revenus publicitaires dont elle dépend à 70
% et sa dépendance à l’égard de
leur principal chaîne, ITV1, reste un problème.
NTL n’en ait pas à son premier rachat. En octobre
2005, il avait racheté le câblo-opérateur
Telewest puis, en avril 2006, Virgin Mobile. Virgin Media,
futur nom commercial de NTL dès le premier trimestre
2007, a lancé en septembre une offre de téléphonie
fixe, mobile, Internet et télévision. Son rapprochement
d’ITV serait donc judicieux. Toutefois, un obstacle
demeure. La perte d’exploitation de 15 millions d’euros
pour le troisième trimestre, les 6 000 licenciements
prévus pour 2007 et sa dette de 8 milliards d’euros
pourraient poser problème lors du rapprochement d’ITV.
Sources :
Le Monde, édition du 10 novembre 2006.
http//:www.latribune.fr, édition du 9 novembre 2006.
Laurence THIEULLET
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